« On n’est pas très nombreux à être sur le créneau du positif » : entretien avec Jeanne Herry, réalisatrice de « Garance »
Por Michaël Mélinard — L'Humanité
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Avec Garance, son quatrième long métrage chaleureusement accueilli à à Cannes, la cinéaste Jeanne Herry offre un très beau rôle à Adèle Exarchopoulos, impériale et bouleversante en comédienne aux prises avec l’alcoolisme. Au fil de huit années, le récit d’une rédemption.
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Qui a dit qu’on ne faisait pas du bon cinéma avec de bons sentiments ? Jeanne Herry prouve le contraire. La cinéaste n’a pas son pareil pour refuser le cynisme et mettre au goût du jour la bienveillance, l’altruisme et le soin dans des films fédérateurs. Elle l’avait fait à merveille dans Je verrai toujours vos visages, dont le sujet était la justice restaurative.
Elle réussit à nouveau son pari avec Garance, le portrait d’une comédienne, incarnée par la bouleversante Adèle Exarchopoulos. Cette femme talentueuse travaille beaucoup, sort beaucoup, boit beaucoup. Un cocktail de vie qu’elle peine de plus en plus à maîtriser. Sa rencontre avec Pauline (Sara Giraudeau), la perspective d’une mort imminente et la maladie de sa sœur l’amènent à interroger ses choix existentiels.
Dans un monde polarisé, qu’y a-t-il de singulier à faire comme vous du cinéma autour de bons sentiments ?
Jeanne Herry
Cinéaste
Je ne sais pas faire autrement. J’ai beaucoup de mal à fréquenter des idiots, même dans mes films. J’aspire davantage à parler des sentiments nobles que des mauvais, même si on leur prête plus de profondeur. J’aime qu’il y ait des enjeux, des choses à surmonter pour les gens que je…
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Publié le 29 mars 2023
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Fonte: L'Humanité