Bruno Retailleau réclame un changement de calendrier pour l’élection présidentielle
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17h14
Le préfet du Loiret Hugues Moutouh a annoncé jeudi que “20.000 à 30.000 personnes venues de toute la France” sont attendues samedi pour des mobilisations contre le congrès du RN à Orléans, et a interdit “tout rassemblement” dimanche pour raisons de sécurité.
Près de 3.000 membres des forces de l’ordre seront déployés durant le week-end, a ajouté le préfet, tablant sur la présence parmi les manifestants de “2.000 à 3.000 éléments radicaux”.
Le congrès du Rassemblement national devrait accueillir 5.000 personnes samedi, et 10.000 personnes dimanche pour le lancement officiel de la campagne présidentielle de Marine Le Pen.
Dès samedi matin, une grosse manifestation est prévue à 10h30 au départ du parvis de la cathédrale contre “le racisme, le fascisme et l’impérialisme”, à l’appel d’une cinquantaine d’organisations, syndicats et mouvements politiques de gauche principalement.
“Cette manifestation régulièrement déclarée s’inscrit dans la légalité (…) L’État, c’est son rôle, garantira l’exercice de cette liberté de manifester”, a souligné Hugues Moutouh.
Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure, le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko et la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet devraient participer à cette manifestation.
Mais parallèlement, samedi et dimanche, des organisations “identifiées comme appartenant à la mouvance de l’ultragauche” ont affiché “leur ferme intention d’empêcher par tous les moyens la tenue du congrès du Rassemblement national et du meeting de Mme Le Pen”, selon le préfet.
“Je ne laisserai pas des groupes violents prendre en otage une manifestation pacifique, s’en prendre aux forces de l’ordre, menacer les habitants ou dégrader les commerces et bâtiments publics”, a-t-il averti après les violences et pillages qui ont touché de nombreuses villes lors des manifestations du 17 octobre.
A ce titre, le préfet a prévenu qu’”il n’y aura aucune manifestation déclarée dimanche (…) parce que nous savons malheureusement que ces rassemblements sont des attroupements, souvent de personnes armées, dont l’objectif est de déstabiliser les institutions de la République et de s’en prendre aux libertés des personnes”.
M. Moutouh a prévenu que “des moyens absolument massifs ont été mobilisés par le ministère de l’Intérieur” pour assurer la sécurité à Orléans, dont “une quinzaine d’unités de forces mobiles” tout le week-end, “soit près de 2.000 CRS et gendarmes mobiles supplémentaires”.
Un blindé Centaure de la gendarmerie et des engins lanceurs d’eau seront également déployés.
17h07
Le candidat des Républicains à la présidentielle, Bruno Retailleau, a pris la parole jeudi après-midi après avoir quitté la réunion à Matignon avant sa fin. « Ça va durer longtemps et j’ai du travail », a-t-il expliqué selon Le Monde.
Bruno Retailleau a par ailleurs remis en cause l’organisation du second tour de la présidentielle le 2 mai 2027, au lendemain du 1 er -Mai. « Vous imaginez ? Est-ce que vous pensez aujourd’hui que le 1ᵉʳ-Mai, ce sera une manifestation sans risque ? », a-t-il réagi, réclamant à nouveau l’état d’urgence pour « protéger la République » d’un « péril imminent ».
16h54
217 personnes ont été incarcérées parmi les 2 700 placées en garde à vue après les violences et les pillages du 17 et 18 octobre, a annoncé le ministre de la Justice Gérald Darmanin, jeudi à Fleury-Mérogis (Essonne).
« C’est vraiment une réponse extrêmement ferme qui ne connaît pas d’équivalent », s’est-il satisfait, et de préciser que la moitié des détenus n’avaient aucun casier judiciaire.
Les alertes lancées par le Syndicat de la Magistrature contre une « justice expéditive » trouvent dans la déclaration de Darmanin leurs raisons d’être.
Dans une circulaire consultée par Le Parisien, le ministre de la Justice demande aux parquets et aux procureurs de durcir leurs réquisitions avec plusieurs peines complémentaires à l’encontre des auteurs de violences urbaines.
Sont citées l’interdiction de manifester, la « privation des droits civiques et de famille » (dont le droit de vote), l’« interdiction du territoire français » pour les auteurs étrangers, une « interdiction d’accès aux services en ligne » (soit un bannissement numérique) ainsi que l’information des employeurs publics des condamnés.
17 octobre : « Ce n’est pas à l’exécutif de faire pression sur l’autorité judiciaire », alerte la secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature
16h49
Emmanuel Macron effectuera vendredi un déplacement auprès des forces de sécurité intérieure, après un week-end émaillé par les violences en marge des manifestations du 17 octobre, et avant un nouveau week-end de mobilisation, a annoncé jeudi l’Élysée, sans plus de précisions.
Ce déplacement sera l’occasion pour le chef de l’État de montrer son soutien aux forces de sécurité et de police, dont les effectifs samedi seront 20 % supérieurs à ceux qui avaient été mobilisés, et souvent pris de court, le 17 octobre. Le chef de l’État présidera également vendredi un conseil de défense pour faire le point sur les moyens sécuritaires déployés le 24 octobre.
Prison ferme, incarcérations… Après le 17 octobre, une justice expéditive pour « faire peur » avant la prochaine manif
16h41
Après qu’Emmanuel Macron a annoncé l’interdiction des manifestations non déclarées par des organisations syndicales, la CGT « la rappelle qu’en République l’État doit garantir la liberté de manifestation et que le maintien de l’ordre public est une de ses prérogatives », dans une déclaration ce jeudi.
Alors que les mesures de privations de libertés s’accumulent depuis les débordements du 17 octobre, la confédération existe « un changement en profondeur de stratégie de maintien de l’ordre et de mettre un terme à la répression dont ont encore été victimes des milliers de manifestants ». À Paris, la préfecture a autorisé un tracé déposé par la CGT entre la place de la Bastille et celle de la Nation pour ce samedi 24.
16h25
Emmanuel Macron se déplacera vendredi auprès des forces de police et de sécurité, annonce l’Élysée.
Depuis la mobilisation du 17 octobre, qui a réuni 800 000 manifestants partout en France, et la vague de pillages dans son sillage, le gouvernement a choisi de réagir sur le seul terrain sécuritaire, poussé par les surenchères du reste de la droite et de l’extrême droite. Dans la foulée de l’allocution d’Emmanuel Macron dimanche soir, une panoplie de mesures – allant de la prolongation des gardes à vue aux couvre-feux – est mise en œuvre, tandis que les revendications sociales du mouvement restent sans réponse malgré la rencontre avec les syndicats à Matignon mercredi.
Le ministre de l’Intérieur, dont la responsabilité est mise en cause notamment par la gauche, est toujours en poste après le refus du chef de l’État d’accepter sa démission. Une plainte a été déposée contre lui pour « complicité de violences aggravées, par instructions » par le jeune dont la main a été arrachée, samedi à Saint-Étienne, tandis que six nouvelles enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN.
L’exécutif n’hésite pas non plus à manier le mensonge pour tenter de faire de la France insoumise et de la gauche des boucs émissaires, et ainsi se dédouaner de toutes responsabilités dans les violences survenues en marge des manifestations et mettre les revendications sous l’éteignoir.
Après trois heures de réunion à Matignon mercredi, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, à annoncer que « l’heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation » alors que le gouvernement n’a « aucune mesure », seulement « un budget dangereux pour les travailleurs ». L’intersyndicale dans son ensemble a réitéré son appel à une grève généralisée le 5 novembre prochain. « D’ici là, il est impératif qu’il y ait des réponses sociales aux attentes des travailleurs et des travailleuses », a prévenu Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT. De leurs côtés, Gilets jaunes et organisations étudiantes ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation dès ce samedi 24 octobre à laquelle la CGT a apporté son soutien tandis que certaines manifestations ont été interdites ce jeudi.
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Fonte: L'Humanité