Fin de ce direct, à demain !
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19h25
C’est la fin de ce direct consacré aux suites du 17 octobre. En attendant sa réouverture demain, tous les reportages et analyses sont à retrouver sur l’humanite.fr
Bonne soirée !
18h49
Pour approfondir
Les mineurs marseillais sont à leur tour visés par un couvre-feu, de ce mardi 20 octobre jusqu’au vendredi 23 octobre inclus, de 22 heures à 5 heures du matin, a annoncé la préfecture des Bouches-du-Rhône dans un communiqué. Certains quartiers de la ville, particulièrement touchés par des dégradations depuis la manifestation du 17 octobre dernier, sont touchés, comme l’hyper centre et les zones commerciales, des secteurs d’Aubagne et la zone commerciale de Plan de Campagne.
Le maire divers gauche de Marseille, Benoît Payan, a jugé sur X que « cette décision, si elle peut soulager les commerces et faciliter le travail des forces de l’ordre, doit être accompagnée d’un déploiement suffisant de forces de police sur l’ensemble de la ville, afin que Marseille ne subisse plus les actes de violence, de casse et de vandalisme que l’on a connus ».
Le maire a par ailleurs déploré le nombre de policiers présents samedi dernier, et la nature des ordres qui leur ont été donnés. Il réclame « des comptes », après 101 interpellations, dont 74 majeurs et 27 mineurs, dans la ville, selon les chiffres du parquet.
17h49
Les policiers et gendarmes ont essuyé des tirs à balles réelles en Martinique, tandis que la Guadeloupe a connu un « calme relatif » avec 13 interpellations, en lien avec les mobilisations contre la vie chère, le prix des carburants et les difficultés d’accès à l’eau.
En Martinique, des barrages enflammés ont été dressés dès lundi soir sur de nombreux axes. À Ducos, une commune du sud de l’île, la police a essuyé des tirs, provoquant le déploiement du GIGN, le groupe d’intervention de la gendarmerie. Six véhicules ont été volés sous la menace d’armes à feu, d’après les services de l’État. Le préfet doit réunir les maires martiniquais mardi après-midi (en soirée en heure de Paris). En Guadeloupe, la nuit de lundi à mardi a été marquée par un « calme relatif », sans affrontement ni pillage d’ampleur, a souligné la préfecture. Treize personnes ont toutefois été interpellées sur l’ensemble de l’île.
17h46
Pour approfondir
Ce samedi 17 octobre dans le département de la Loire, un adolescent de 17 ans a perdu sa main, arrachée par une grenade lancée par les CRS. Une manifestante, présente lors de cet acte sordide, raconte le drame à l’Humanité. Pour elle, la police avait l’intention de faire mal, quoi qu’il en coûte.
Un adolescent de 17 ans a la main arrachée à Saint-Étienne : « La police a forcément vu la scène et nos appels à l’aide »
17h43
Un nouveau couvre-feu a été instauré à Paris, autour de la place de la République et des Halles, de mardi 23H00 jusqu’à mercredi 06H00, selon un arrêté de la préfecture de police.
Un autre arrêté interdit « tout rassemblement non déclaré » de mardi 20H00 à mercredi 06H00 dans certains secteurs de Paris.
À la demande de la préfecture de police, certaines stations de métro sont également fermées, dès 22h00, précise la RATP : République, Châtelet-les-Halles et les Halles. « Les trains circulent sans marquer l’arrêt et les correspondances ne sont pas assurées », explique la régie.
17h31
Il s’est d’abord dit « furieux » de la récupération par l’ultradroite lyonnaise du défilé, autorisé, en soutien aux commerçants victimes de pillages, dans le centre-ville lundi soir. Le préfet du Rhône va désormais saisir la justice après des « propos islamophobes et xénophobes » tenus lorsqu’une partie des manifestants, issus des rangs de l’ultradroite, a poursuivi de son côté dans les rues de Lyon.
La préfecture du Rhône avait annoncé peu de temps auparavant l’interdiction des manifestations de 18H00 à 21H00 dans l’hypercentre et l’instauration d’un couvre-feu de 21H00 jusqu’à 06H00 mardi. « Au moment de la dispersion, des individus identifiés a posteriori comme appartenant à l’ultradroite se sont alors constitués en groupe après s’être mêlés de manière insidieuse au rassemblement pour le récupérer », rapportait ensuite la préfecture.
Selon une vidéo diffusée par le site Lyon Capitale, le cortège d’ultradroite a marché un bref moment en scandant notamment « La rue, la France nous appartient » ou encore « La racaille en prison ». Une autre vidéo sur les réseaux sociaux montre la tête du groupe tenant une banderole « Anticasseurs Lyon » et « Doucet démission » (du nom du maire écologiste Grégory Doucet), avec un drapeau tricolore barré d’une croix celtique, symbole de groupuscules d’ultradroite.
Le groupe est ensuite sorti du périmètre du couvre-feu, et s’est dispersé vers 21H juste en dehors de la zone interdite, selon les éléments de la préfecture. « Le préfet du Rhône a réagi vigoureusement » et « engagera une action judiciaire (…) justement pour condamner, dénoncer et réprimer ce qui a été cette manifestation nauséabonde dans les rues de Lyon », a déclaré Laurent Nuñez à l’Assemblée.
De son côté, Grégory Doucet a redemandé au préfet « d’appliquer le plus rigoureusement les règles de l’État de droit », et avoir « sollicité le ministre de l’Intérieur pour qu’il garantisse l’ordre républicain ».
Depuis le 17 octobre qui a réuni 800 000 manifestants partout en France et la vague de violences et de pillages dans son sillage, le gouvernement a choisi de réagir sur le seul terrain sécuritaire poussé par les surenchères du reste de la droite et de l’extrême droite. Dans la foulée de l’allocution d’Emmanuel Macron dimanche soir, une panoplie de mesures allant de la prolongation des gardes à vue aux couvre-feux est mise en œuvre tandis que les revendications sociales du mouvement restent sans réponse.
Le ministre de l’Intérieur, dont la responsabilité est mise en cause notamment par la gauche, est toujours en poste après le refus du chef de l’État d’accepter sa démission. Une plainte a été déposée contre lui par le jeune dont la main a été arrachée, samedi à Saint-Étienne, tandis que 4 nouvelles enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN.
Dans un communiqué, la CGT a dénoncé hier « la stratégie du chaos déployée par le gouvernement » et invite les manifestants à garder « le cap sur nos mobilisations » et à rester « mobilisé· es jusqu’à leur satisfaction », notamment lors de la journée de grève du 5 novembre prochain. « Là, on paye cash dix ans de verticalité. Il faut pouvoir avoir les vraies réponses sociales », a également estimé, ce mardi sur France inter, la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon dont le syndicat appelle également au 5 novembre. De leurs côtés, Gilets jaunes et organisations étudiantes ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation dès ce samedi 24 octobre.
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Fonte: L'Humanité