Les syndicats de France Télévisions dénoncent la désinformation orchestrée par leur groupe
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16h23
Les forces militaires de la mission Sentinelle, mais aussi des unités telles que la BRI, le GIGN, le RAID, et les nouveaux blindés Centaure de la gendarmerie pourront être mobilisés pour l’Acte II des manifestations contre la vie chère samedi prochain, a précisé le ministre de l’Intérieur. Ces unités pour certaines spécialisées dans le grand banditisme ou le terrorisme auront pour objectif d’être « en substitution des forces de sécurité intérieure principalement sur des missions de sécurisation statique », afin de « dégager des policiers et des gendarmes pour assurer des missions de maintien de l’ordre ». Le déploiement de ce type d’unités avait déjà eu lieu en juillet 2023 déclenchées par la mort de Nahel Merzouk, ou lors de l’Acte 19 des gilets jaunes.
16h14
La préfecture de police de Paris a pris plusieurs arrêtés ce mardi, dont l’un interdit « le port d’équipements de protection dans un rayon de 100 mètres autour des lycées et des établissements d’enseignement supérieur », dans toute l’agglomération parisienne (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne).
Les autres arrêtés interdisent le transport de carburant et de gaz inflammable dans des récipients individuels jusqu’à jeudi compris, ainsi que l’acquisition et la détention d’articles pyrotechniques.
16h05
Sur X, la préfecture de police de la capitale annonce lancer une plateforme où chacun peut transmettre « toutes vos images aux services de police afin de les aider à identifier et interpeller rapidement les auteurs » de violences, de dégradations ou de pillages ces derniers jours.
15h52
À l’Assemblée, le premier ministre a démenti, face aux accusations de LFI, que la police puisse se livrer « à du renseignement politique », comme l’affirme un article du média en ligne Mediapart publié hier. Le site relaie le témoignage d’un commissaire du renseignement territorial affirmant qu’il lui est demandé « texto d’écrire que c’est LFI qui est derrière le mouvement alors que c’est objectivement faux de l’avis général des RT (renseignements territoriaux, N.D.L.R.) ».
« Vous avez accusé le ministre de l’Intérieur de manipuler les services de renseignement pour les diriger contre LFI. C’est faux ! Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques », a de son côté soutenu le ministre de l’Intérieur.
« Je vais saisir la Cour de justice de la République contre le ministre Nuñez, parce que fabriquer des faux documents… faire ce qu’on appelle de l’abus d’autorité, c’est-à-dire donner des consignes qui vont au-delà de ses prérogatives, ce sont des délits », a déclaré le coordinateur national de LFI Manuel Bompard sur franceinfo.
15h51
Le dispositif policier pour les nouvelles manifestations prévues samedi 24 octobre 2026 « sera massif », a prévenu Sébastien Lecornu mardi devant l’Assemblée nationale, reconnaissant un dispositif « trop statique et pas assez mobile » le 17 octobre lors d’une journée émaillée de très nombreuses violences en France.
« Nous allons évidemment monter en gamme dans le dispositif pour le 24 octobre où la doctrine (…) sera revue en termes de moyens, en volume bien sûr, en termes de forces engagées et en termes de réactivité, de mobilité, pour aller percuter, impacter ces groupes qui dispersent les forces de l’ordre de manière (…) extrêmement planifiée », a ajouté le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
17 octobre : le paravent de l’ordre contre la sève populaire
15h41
La principale fédération de parents d’élèves implore mardi le gouvernement de prendre des « mesures d’urgence » dans l’enseignement pour sortir de la crise, comme un moratoire sur les suppressions de postes d’enseignants ou la création d’un « droit à l’erreur » des élèves pour baisser la pression de Parcoursup.
« Il y a un besoin impératif de sortir de ce climat des plus anxiogènes pour garantir une reprise des cours apaisée et sereine après les vacances d’automne », écrit la FCPE dans une lettre adressée au Premier ministre, Sébastien Lecornu, lundi soir et consultée par l’AFP.
Les représentants de la fédération demandent également au chef du gouvernement de les recevoir. La situation actuelle « appelle des décisions immédiates », selon la FCPE, qui propose une série de mesures, à plus ou moins long terme, pour « réduire immédiatement la pression du contrôle continu », « apporter des garanties immédiates d’équité et de transparence » sur la plateforme Parcoursup et garantir une « reprise sereine » des cours le 2 novembre.
Depuis le 17 octobre qui a réuni 800 000 manifestants partout en France et la vague de violences et de pillages dans son sillage, le gouvernement a choisi de réagir sur le seul terrain sécuritaire poussé par les surenchères du reste de la droite et de l’extrême droite. Dans la foulée de l’allocution d’Emmanuel Macron dimanche soir, une panoplie de mesures allant de la prolongation des gardes à vue aux couvre-feux est mise en œuvre tandis que les revendications sociales du mouvement restent sans réponse.
Le ministre de l’Intérieur, dont la responsabilité est mise en cause notamment par la gauche, est toujours en poste après le refus du chef de l’État d’accepter sa démission. Une plainte a été déposée contre lui par le jeune dont la main a été arrachée, samedi à Saint-Étienne, tandis que 4 nouvelles enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN.
Dans un communiqué, la CGT a dénoncé hier « la stratégie du chaos déployée par le gouvernement » et invite les manifestants à garder « le cap sur nos mobilisations » et à rester « mobilisé· es jusqu’à leur satisfaction », notamment lors de la journée de grève du 5 novembre prochain. « Là, on paye cash dix ans de verticalité. Il faut pouvoir avoir les vraies réponses sociales », a également estimé, ce mardi sur France inter, la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon dont le syndicat appelle également au 5 novembre. De leurs côtés, Gilets jaunes et organisations étudiantes ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation dès ce samedi 24 octobre.
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