La FCPE demande des « mesures d’urgence » pour sortir de la crise
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15h52
À l’Assemblée, le premier ministre a démenti, face aux accusations de LFI, que la police puisse se livrer « à du renseignement politique », comme l’affirme un article du média en ligne Mediapart. Le site relaie le témoignage d’un commissaire du renseignement territorial affirmant qu’il lui est demandé « texto d’écrire que c’est LFI qui est derrière le mouvement alors que c’est objectivement faux de l’avis général des RT (renseignements territoriaux, N.D.L.R.) ».
« Je vais saisir la Cour de justice de la République contre le ministre Nuñez, parce que fabriquer des faux documents… faire ce qu’on appelle de l’abus d’autorité, c’est-à-dire donner des consignes qui vont au-delà de ses prérogatives, ce sont des délits », a déclaré le coordinateur national de LFI Manuel Bompard sur franceinfo.
15h51
Le dispositif policier pour les nouvelles manifestations prévues samedi 24 octobre 2026 « sera massif », a prévenu Sébastien Lecornu mardi devant l’Assemblée nationale, reconnaissant un dispositif « trop statique et pas assez mobile » le 17 octobre lors d’une journée émaillée de très nombreuses violences en France.
« Nous allons évidemment monter en gamme dans le dispositif pour le 24 octobre où la doctrine (…) sera revue en termes de moyens, en volume bien sûr, en termes de forces engagées et en termes de réactivité, de mobilité, pour aller percuter, impacter ces groupes qui dispersent les forces de l’ordre de manière (…) extrêmement planifiée », a ajouté le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
15h41
La principale fédération de parents d’élèves implore mardi le gouvernement de prendre des « mesures d’urgence » dans l’enseignement pour sortir de la crise, comme un moratoire sur les suppressions de postes d’enseignants ou la création d’un « droit à l’erreur » des élèves pour baisser la pression de Parcoursup. « Il y a un besoin impératif de sortir de ce climat des plus anxiogènes pour garantir une reprise des cours apaisée et sereine après les vacances d’automne », écrit la FCPE dans une lettre adressée au Premier ministre, Sébastien Lecornu, lundi soir et consultée par l’AFP.
Les représentants de la fédération demandent également au chef du gouvernement de les recevoir. La situation actuelle « appelle des décisions immédiates », selon la FCPE, qui propose une série de mesures, à plus ou moins long terme, pour « réduire immédiatement la pression du contrôle continu », « apporter des garanties immédiates d’équité et de transparence » sur la plateforme Parcoursup et garantir une « reprise sereine » des cours le 2 novembre.
15h29
Environ 400 personnes, en majorité des lycéens et des étudiants, ont improvisé un cortège mardi à Rennes malgré l’interdiction de la préfecture d’Ille-et-Vilaine qui invoquait « des risques de nouvelles violences ».
Les manifestants se sont rassemblés vers 11h00 en centre-ville, avant d’être repoussés par les policiers, en nombre important, vers le sud de la ville, les derniers participants étant alors contrôlés puis dispersés.
Outre l’interdiction de la manifestation lycéenne, la préfecture a pris lundi soir un arrêté « interdisant les attroupements de nuit, entre 20h00 et 5h00, de groupes qui se constitueraient en vue de commettre des prédations sur les commerces ».
Cette interdiction concerne uniquement les rues de Rennes où des dégradations ont été commises le week-end dernier et n’est « pas un couvre-feu », s’est justifiée la préfète, Emmanuelle Dubée.
“Pillages”, “casse” : ce que les médias dominants décident de raconter des mobilisations
15h19
Répondant aux députés à l’Assemblée nationale, le premier ministre Sébastien Lecornu a vanté un dispositif inédit, qui mobilise 200 enquêteurs rien que dans la capitale, pour disséquer et exploiter notamment les images de vidéo-surveillance des pillages intervenus samedi et dimanche.
« Mère d’enfants de la génération Z, je me devais d’être là » : pourquoi les parents aussi ont répondu présent le 17 octobre
14h31
Alors que les mobilisations du 17 octobre étaient portées par des revendications sociales, le gouvernement entend répondre à celles-ci par la répression. En déplacement à Lille ce mardi, Gérald Darmanin a affirmé que « la réponse pénale doit être extrêmement ferme », faute de quoi, selon lui, « les commerçants et les habitants feront justice eux-mêmes ». Environ 150 personnes ont déjà été incarcérées et plus de 800 doivent être déférées devant un tribunal.
Le ministre a notamment souligné que des personnes sans aucun antécédent judiciaire étaient désormais envoyées en prison pour des atteintes aux biens, une situation « extrêmement rare, voire [qui] n’est jamais arrivée », selon ses propres mots.
À titre d’exemple, à Lille, trois jeunes de 20 à 25 ans, jusque-là inconnus de la police et de la justice, ont été condamnés à dix mois de prison ferme avec mandat de dépôt pour le pillage d’un magasin.
« Pardon mais je ne vais pas dire pardon » : les ministres font le SAV du 17 octobre à coups de surenchère sécuritaire
Depuis le 17 octobre qui a réuni 800 000 manifestants partout en France et la vague de violences et de pillages dans son sillage, le gouvernement a choisi de réagir sur le seul terrain sécuritaire poussé par les surenchères du reste de la droite et de l’extrême droite. Dans la foulée de l’allocution d’Emmanuel Macron dimanche soir, une panoplie de mesures allant de la prolongation des gardes à vue aux couvre-feux est mise en œuvre tandis que les revendications sociales du mouvement restent sans réponse.
Le ministre de l’Intérieur, dont la responsabilité est mise en cause notamment par la gauche, est toujours en poste après le refus du chef de l’État d’accepter sa démission. Une plainte a été déposée contre lui par le jeune dont la main a été arrachée, samedi à Saint-Étienne, tandis que 4 nouvelles enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN.
Dans un communiqué, la CGT a dénoncé hier « la stratégie du chaos déployée par le gouvernement » et invite les manifestants à garder « le cap sur nos mobilisations » et à rester « mobilisé· es jusqu’à leur satisfaction », notamment lors de la journée de grève du 5 novembre prochain. « Là, on paye cash dix ans de verticalité. Il faut pouvoir avoir les vraies réponses sociales », a également estimé, ce mardi sur France inter, la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon dont le syndicat appelle également au 5 novembre. De leurs côtés, Gilets jaunes et organisations étudiantes ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation dès ce samedi 24 octobre.
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Fonte: L'Humanité